03/03/2010
L'équipement de la maison en énergies renouvelables est en progression
Selon une étude menée en 2009 par l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (ADEME) sur les Français et les énergies renouvelables et rendue publique hier, 21 % des Français déclarent posséder un équipement permettant d'utiliser des énergies renouvelables pour leur consommation d'énergie. Un résultat en augmentation de 4 points par rapport à 2008. 9 % des Français déclarent envisager d'acquérir un équipement permettant d'utiliser des énergies renouvelables pour leur consommation d'énergie dans les 12 prochains mois. Il s'agirait d'une installation solaire pour 60 % d'entre eux. Le solaire est d'ailleurs incontestablement l'énergie bénéficiant de la meilleure image (68 %). Elle est perçue comme la plus respectueuse de l'environnement, la plus économique à produire, la moins polluante, la moins dangereuse et celle permettant de lutter efficacement contre l'effet de serre.
Source: patrimoine.com
09/11/2009
Le premier parc éolien offshore français sera mis en service en 2011
Le premier parc éolien français en mer pourrait voir le jour en 2010 au large de Veulettes-sur-mer en Seine-Maritime (76). Au terme de l'instruction administrative, la société Enertrag a reçu l'ensemble des autorisations nécessaires à l'implantation des éoliennes. Le permis de construire a été délivré en septembre 2008 et les travaux maritimes pourraient commencer au second trimestre 2010. D'une puissance de 105 MW, ce parc sera composé de 21 éoliennes de 5 MW chacune et produira l’équivalent de la consommation domestique de 175.000 personnes (chauffage électrique compris).
Ce projet est le seul à avoir été retenu lors de l’appel d’offres lancé par l’Etat en 2004 mais d'autres projets sont en cours, notamment le parc éolien des Deux-Côtes au large des littoraux picards et haut-normands, le parc de la baie de Saint-Brieuc dans les Côtes d’Armor, ou encore le projet au large de l’Ile d’Yeu.
Des évolutions réglementaires attendues
Au total, plus d’une vingtaine de projets sont envisagés sur les quatre façades maritimes françaises. D'ici 2020, 6.000 MW d'éolien offshore devraient être installés en France au regard des objectifs du Grenelle de l'environnement. Selon le Syndicat des Energies Renouvelables (SER), cela suppose un rythme annuel d’installation en mer de 600 MW d’ici 2020 (soit 100 à 120 éoliennes), représentant plus d'1,5 milliard d’euros d’investissement chaque année.
Mais le syndicat est inquiet : ''la législation et la réglementation françaises telles qu’elles ont été élaborées pour le développement de l’éolien à terre ne répondent pas parfaitement aux nécessités de l’éolien offshore'', explique-t-il dans sa lettre mensuelle. Le SER estime que les règles d'urbanisme ne sont pas adaptées pour les usages en mer de même que les Zones de Développement de l’Eolien (ZDE). Une situation qui devrait rapidement changer puisque le projet de loi Grenelle 2 prévoit d'exclure les éoliennes en mer des dispositifs ZDE.
Le SER attend également une meilleure planification territoriale à l’instar de ce qui s’est fait dans plusieurs autres pays européens et là aussi les choses pourraient évoluer prochainement puisque le ministère de l’écologie a adressé, en mars dernier, une circulaire aux Préfets des régions côtières à savoir l'Aquitaine, la Bretagne, la Haute Normandie, la Provence-Alpes-Côtes-d'Azur et les Pays de la Loire. Les Préfets sont invités à entreprendre une démarche de concertation avec tous les acteurs concernés pour définir les zones préférentielles de développement de l’éolien en mer. ''L'objectif est de donner aux services instructeurs des demandes d’autorisation, un outil de développement équilibré entre les différents usages de la mer comme la navigation, la pêche, le nautisme, l’extraction de granulats marins'', explique le SER.
Un secteur en croissance en Europe
En attendant, dans les autres pays européens, les parcs éoliens offshore se développent. Fin 2008, 32 parcs éoliens en mer étaient en service dans dix pays : le Danemark, le Royaume-Uni, la Suède, les Pays-Bas, l’Irlande, l’Italie, l’Allemagne, la Finlande, la Norvège et la Belgique, cumulant une puissance installée de plus de 1.400 MW. Quatre projets sont également en construction pour une puissance de 1.500 MW. Le Royaume-Uni et l'Allemagne ne comptent pas en rester là puisque les deux pays ont annoncé des programmes de développement très ambitieux : 20.000 MW pour le Royaume-Uni en 2020 et 25.000 MW pour l’Allemagne en 2030.
Source: Actu-Environnement.com
12/10/2009
Vergnet : lancement du contrat de 120 éoliennes en Ethiopie
Vergnet a annoncé lundi le lancement de la phase opérationnelle du contrat signé avec l'Ethiopie pour la construction d'une centrale de 120 éoliennes. Le groupe précise avoir reçu un acompte de 30 millions d'euros de la compagnie d'électricité nationale d'Ethiopie (EEPCo) au titre du contrat de 210 millions d'euros signé en octobre 2008. Le versement de cet acompte marque le début de la construction de la centrale qui doit durer trois ans.
Vergnet rappelle que le contrat s'inscrit dans le cadre de la politique de diversification énergétique de l'Ethiopie qui affiche l'ambition de devenir, à terme, un pays exportateur d'électricité vers ses pays frontaliers. La centrale construite par Vergnet sera la plus importante centrale éolienne de l'Afrique subsaharienne. La technologie de Vergnet se décline en une gamme d'éoliennes abaissables bipales à mats haubanés. Le groupe souligne qu'elle s'adapte parfaitement aux zones à fortes contraintes logistiques telles que les hauts plateaux d'Ethiopie.
Source: Cercle Finance
24/09/2009
Jour d’espoir pour les cleantech: A123 Systems fait fortune en Bourse
Voici la première fortune d'une société des cleantech en Bourse, qui pourrait ouvrir la voie à des centaines d'autres. Le fabricant américain de batteries pour voitures électriques A123S ystems, créé il y a 8 ans par des ingénieurs dans le cadre d'un essaimage du MIT, a réussi avec brio son entrée au Nasdaq le 24 septembre, en levant d'emblée au moins 339 millions de dollars, davantage que les 300 millions prévus.
Un rêve pour tous les financiers qui ont parié sur les secteurs de l'environnement. Pour fêter l'évenement, son PDG devait sonner la cloche du début de la séance à Wall Street jeudi matin. Pour ajouter à la bonne humeur, plusieurs autres introductions ont lieu cette semaine au Nasdaq.
Ce n'est pas rien pour une société qui n'a jamais encore gagné un dollar de bénéfice. Mais qui affiche depuis toujours l'ambition d'être le champion américain des batteries. Dans un avis à la SEC, A123 Systems a annoncé le 23 septembre au soir avoir réussi à placer 29,5 millions d'actions (au lieu des 25 millions prévus au départ) à 11,50 dollars, un prix d'émission supérieur aux 10,50 dollars annoncés jusqu'ici.
Ce qui lui rapportera au moins 339 millions de dollars, et certainement davantage avec les options d'achat supplémentaires (surallocations) généralement exercées. Un succès incontestable, supérieur aux montants espérés initialement. A123 peut déjà crier victoire. Mais quid de ceux qui y ont investi ? La réponse sera donnée par l'évolution du titre lors de sa première cotation jeudi 24 septembre et les jours suivants (ticker AONE). Avec ses 100 millions d'actions, si son cours dépasse 12 dollars, A123 vaudra 1,2 milliard de dollars en Bourse.
Son introduction a été garantie par Morgan Stanley et Goldman Sachs, les deux banques d'affaires les plus prestigieuses de la place, celles qui ont le mieux survécu à la crise. A123Systems, avec ses batteries lithium-ion nanophosphate, a débarqué alors que le marché des voitures électriques n'était enore qu'un mirage. Mais plus maintenant. Selon le cabinet A.T. Kearney, le marché mondial des voitures propres devrait atteindre 21,8 milliards de dollars en 2015, avec 5 millions de voitures électriques, puis 74,1 milliards en 2020.
Ce qui devait assurer les débouchés des batteries rechargeables au lithium-ion, la technologie choisie par la plupart des constructeurs de voitures électriques, qui devraient se multiplier en 2010-2011.
A123 a réussi à conquérir comme clients plusieurs des grands constructeurs automobiles qui veulent se lancer sur le marché de la voiture électrique, comme BMW, Chrysler et General Motors, avec qui il développe la batterie lithium-ion de la future Chevrolet Volt. Comme ces voitures ne sont pas encore lancées, ses gros clients pour l'instant sont des fabricants d'outils sans fils comme Black & Decker.
Il a aussi obtenu un prêt aidé de 249 millions de dollars du gouvernement Obama -- c'est l'un des rares jeunes sociétés à avoir obtenu de tels montants dans la gigantesque distribution de subventions organisée à Washington.
Parmi ses concurrents figurent notamment le japonais Sanyo Electric, le sud-coréen LG Chem et l'alliance franco-américaine Saft-Johnson Controls. Mais A123 développe aussi des batteries de grande taille pour les réseaux des compagnies d'électricité.
Le groupe reste pour l'instant très déficitaire: il a perdu 40,7 millions de dollars sur un chiffre d'affaires de 42,9 millions au premier semestre 2009. En 2008, il avait perdu 81 millions, et 31 millions en 2007. Au 31 août, elle employait 1.672 salariés.
A123System a levé plus de 160 millions, fin 2008 et aussi en avril dernier, auprès notamment de General Electric, qui a ainsi acquis 11,7% de son capital mais aussi d'une série d'investisseurs prestigieux: les fonds de capital-risque North Bridge et Sequoia, ou encore le groupe de réseaux Qualcomm qui détient 7,6% de son capital, Motorola qui a 6,9% , Gururaj “Desh” Deshpande, le président de Sycamore Networks, qui possède 9,9% des parts. Le cabinet Alliance Bernstein Holding ou encore Procter & Gamble sont eux aussi actionnaires.
Source: Green Univers
19/09/2009
JPMorgan convoite EcoSecurities
Le spécialiste irlandais des crédits carbone EcoSecurities suscite décidément les convoitises : après EDF en juin dernier, c’est JPMorgan qui vient de faire une offre de rachat ! La banque d’affaires, via sa filiale Carbon Acquisition Company, propose 123 millions de livres (136 millions d’euros), soit 100 pence par action, pour s’emparer de l’entreprise basée à Dublin. Une offre qui surenchérit sur une proposition de rachat faite par Guanabara, un holding néerlandais détenu par Pedro Moura Costa, cofondateur et ancien président d’EcoSecurities, qui proposait 90 pence par action.
Depuis le début de l’année, EcoSecurities, qui est cotée à Londres, a déjà reçu quatre offres d’achat, ce qui a fait tripler son cours. En juin dernier, c’est EDF Trading, la filiale négoce de l’énergéticien français, qui s’était positionnée avant de se retirer, de même que le groupe suédois Tricorona.
JPMorgan a obtenu le soutien du management et des actionnaires représentant près de 20% du capital seraient prêts à lui apporter ses titres. Mais la bataille n’est peut-être pas terminée : Guanabara pourrait relever son offre dans les prochains jours.
Cette effervescence autour d’EcoSecurities est révélatrice de l’intérêt porté par les investisseurs au marché du carbone. La société de Dublin, fondée en 1997, est en effet l'un des leaders mondiaux du marché des crédits carbone. Elle affirme travailler aujourd'hui sur 400 projets de réduction des émissions de gaz à effet de serre dans 36 pays pouvant générer 140 millions de crédits carbone. C’est l’entreprise qui gère le plus de crédits carbone supervisés par l’ONU. Elle possède par ailleurs une activité de conseil pour les entreprises désireuses de réduire leurs émissions de CO2.
La plupart des experts s’attendent à un renforcement des contraintes de réduction des émissions de CO2 lors du sommet de Copenhague de décembre, où sera négocié l’après protocole de Kyoto. Déjà, l’Union européenne a décidé de renforcer ses dispositions à partir de 2013 et les Etats-Unis préparent la mise en place d’un marché fédéral du carbone. D’où la multiplication des prétendants autour d’EcoSecurities et des autres sociétés du secteur. Ces derniers mois, le français GDF Suez s'est ainsi emparé de la société américaine Econergy International, présente dans les énergies renouvelables et les crédits carbone, et l'allemand RWE a pris 50% d'Agrinergy, une société basée à Singapour. Des banques ont également pris des positions, comme Goldman Sachs et Morgan Stanley.
Source: Green Univers